Inférieur et Supérieur
Thanétien
Formations de Bruxelles et de Lede
Lutétien moyen
et Miocène Inférieur
Oligocène
55 millions d'années avant notre ère, une mer chaude et peu profonde recouvre toute notre région. Des requins plus adaptés au climat tropical occupent toutes les niches écologiques, remplaçant ainsi les espèces classiques du Paléocène. Le site d'Egem maintenant inaccessible nous a livré de nombreux témoignages excitants de ce passé . Sur les terres émergées, on note l'apparition des premiers primates !!.
Sélandien
THANETIEN
Néogène
MIOCENE
RUPELIEN
Le port d'Anvers est en agrandissement constant. Cela fait bien notre affaire, car des sables et graviers très fossilifères datant du Néogène se trouvent situés à une quinzaine de mètres sous le niveau du sol, mais aussi de l'eau. Régulièrement, ces sédiments sont dragués en grande quantité et étalés sur des plaines avant d'être réutilisés. La sauvegarde de ces fossiles dépend de notre communauté d'amateurs, bien active sur ce coup là ! .
Au dessus de l'argile de Boom, dans les argilières près de Terhagen, des sédiments Miocènes ont à leur bases des niveaux sableux ou graveleux contenant des restes d'Elasmobranches parfois remaniés depuis l'éocène, jusque contemporains à l'âge du dépôt.
Il y a près de 30 millions d'années, une mer recouvre tout le nord de l'actuelle Belgique. Dans ces eaux assez calmes, des sédiments très fins amenés par les vents se déposent en profondeur. Les requins qui la peuplèrent jadis nous ont laissé quelques vestiges que l'on retrouve parfois dans les grandes argilières de la région de Boom.
Une partie des sables de Bruxelles ont été érodés. Une nouvelle incursion marine entraine une nouvelle sédimentation qui débute par un gravier de base dans lequel on retrouve des restes de requins fossilisés. Les dents sont un peu roulées, mais de belles pièces sont néanmoins présentes.
Les sables de Bruxelles recouvrent une grande partie de la Belgique. Ils renferment ça et là des lentilles coquillières contenant des dents souvent en superbe état de conservation. Les sites de collectes sont rares, après le comblement de la plupart des sablières de la région Bruxelloise.
A la fin du Thanétien, la mer se retire à nouveau. Un grand fleuve se forme, charriant des masses de sédiments qui contiennent des fossiles d'animaux d'origine marine et terrestre. De nombreuses espèces de requins avaient fait leur apparition ou leur retour grâce à un climat plus clément . Quelques poches de graviers, vestiges de cette époque Paleocène se terminant, subsistent enfouies au milieu de nulle part.
Quelques millions d'années plus tard, une partie des sables du Sélandien ont été érodés après le retrait de la mer Heersienne. Quelques cailloux et dents sont restés là, nettoyés par la pluie et les vents, et la mer revient, laissant à la base de nouveaux dépots sédimentaires une couche très riche en restes de sélaciens.
Le rivage d'une mer disparue il y a environ 60 millions d'années. Dans ces eaux froides et isolées un nombre restreint d'espèces prolifèrent sans concurence. De nombreuses boulettes de glaise, des coquilles de mollusques et quelques restes de vertébrés marins sont rassemblés en lentilles qui seront rapidement recouvertes par d'autres couches de sables. Ainsi retrouve-t-on aujourd'hui des fossiles marins du Sélandien en Belgique.
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